La constante qui ne bouge pas
Si α est un champ dynamique, il a dû varier dans le temps et l'espace. Une dynamique réelle peut-elle survivre à Oklo, aux quasars et aux horloges — et expliquer la valeur actuelle ?
Si α est la valeur d'un champ plutôt qu'un nombre gravé, ce champ a roulé avec l'expansion et α a varié dans le temps et l'espace. C'est le front le plus directement falsifiable de l'atlas : chaque époque fournit une mesure — BBN, CMB, quasars, Oklo, horloges atomiques.
T10 prend l'hypothèse au sérieux avec le modèle minimal de Bekenstein-Sandvik-Barrow-Magueijo : un couplage scalaire-photon sans potentiel, intégré sur le fond ΛCDM réel, confronté à l'échelle complète des contraintes. Puis la sonde compte ce qui reste libre.
Bilan honnête du front des constantes dynamiques
Rendre α dynamique produit des relations testables — Δα/α(z), α̇/α, η_EP — et une fenêtre de couplage qui survit à toutes les contraintes : le mécanisme est physiquement viable. Mais la valeur absolue n'est jamais une sortie du modèle : Bekenstein lui-même concluait en 2002 qu'α est « un paramètre, pas une variable dynamique ». La dynamique déplace 137,036 vers le minimum d'un potentiel inconnu ; elle ne le calcule pas.
Verdict de la tentative
La dynamique BSBM survit dans une fenêtre étroite : gel radiatif, dérive logarithmique dans l'ère matière, saturation par l'accélération. Mais α₀ n'y est jamais une sortie : couplage UV, minimum du potentiel et conditions initiales restent trois facteurs libres. Rendre α dynamique déplace le paramètre, il ne le calcule pas.