L'unification manquée
Les trois forces se frôlent mais ne se rejoignent pas.
À mesure que l'énergie croît, augmente (écran quantique plus fin) tandis que la force forte diminue (liberté asymptotique). Les trois couplages de jauge — — convergent vers une même région vers GeV.
C'est la promesse des théories de grande unification : si les trois forces fusionnent en une seule (SU(5), SO(10)...), alors α n'est plus un paramètre isolé — il est lié à αs et au mélange électrofaible. On gagnerait deux équations.
La question : se rencontrent-elles vraiment en un point ? Et ce point livre-t-il la valeur de α ?
Point de rupture : la GUT minimaliste est réfutée (pas d'unification nette, durée de vie du proton trop courte). Le MSSM sauve la convergence mais prédit une relation entre couplages, jamais leur valeur absolue. α reste libre.
Verdict — où la prédictivité s'effondre
Le SU(5) minimal est exclu. Le MSSM corrige la convergence, mais ne prédit toujours pas la valeur de α — seulement une relation à une échelle.